Coccinelle et Clémentine

... et autres personnalités d'une schizophrénie naissante

23 juillet 2008

Goodness

Parce qu'il serait mauvais pour mon karma de laisser le message précédent trop longtemps en haut de la page, je vais m'empresser d'écrire n'importe quoi.

Au rayon boissons
. J'aime le son de l'eau bouillante que l'on verse sur une boule à thé métallique remplie de feuilles de thé.
. J'aime le frisson froissé qui parcourt l'étiquette d'une bouteille de Coca Cola de 1,5L quand on l'ouvre pour la première fois.
. J'ai acheté une bouteille en verre avec un bouchon en caoutchouc pour y mettre mon thé glacé maison, j'ai un peu l'impression d'être Caroline Ingalls, je n'ai plus qu'à faire des tartes.

Au rayon nourriture
. Les blinis, ça peut être vraiment bon.
. La tapenade ça peut être vraiment pas terrible.
. Bientôt des muffins.

Au rayon boulot
. Alors que s'annonçait une longue matinée vide de toute action, des cartons de livres neufs et fraîchement reliés sont arrivés, me procurant - du travail à faire en quantité - des livres de poches lisses et neufs à toucher et frotter - le tome 2 de Dexter immaculé.
. Demi-Pointe, en plus de marcher sur les demi-pointes, à une autre particularité. Elle marmonne ses phrases dans une barbe qu'elle n'a pas. Parfois j'ai la sensation qu'elle parle le langage des Sims : ça ressemble à une langue qu'on connaît, mais on ne peut pas en distinguer les mots ni la comprendre vraiment. Et étant donné qu'elle ne finit jamais ses phrases, difficile de se rattraper au contexte. Comme je suis fatiguée de lui demander de répéter tout ce qu'elle dit, je fais semblant de comprendre. Haute voltige évidemment, puisque je ne pige rien, mais rien ; elle pourrait me poser une question alors que je comprendrais qu'elle me dit qu'il fait beau et je pourrais répondre un catastrophique "Oui". Tout à l'heure ainsi :
"Hinhinhinhin hin hinhin télé hinhinhin hinhin hin" *sourire*
> le sourire m'indique qu'elle fait probablement une blague. Peut-être sur un lecteur, cible préférée des bibliothécaires en herbe. >> Rire, d'un air entendu (commissures de la bouche tirant vers le haut, air qui sort du nez en salves, dodelinement de la tête), voire, si on se sent en confiance, lâcher un "Ah, oui oui !"
Puis se passent 10 minutes. Je repasse près d'elle :
"Ah je t'assure quand tu es arrivée tout à l'heure, vraiment..." *sourire encore plus large* *regard attendant une réponse*
> perplexité. Elle semble reprendre sa conversation de tout à l'heure, mais je n'avais pas compris qu'il s'agissait de moi. De même, avais-je bien identifié "télé" ? De quoi peut-il s'agir ? Mes vêtements ? Une bêtise que j'aurais faite ? >> Faire un large sourire. Hochement de tête, regard un peu interrogatif quand même, en attente de la suite de la phrase qui ne viendra jamais, puis sourire un peu crispé en revenant à l'occupation précédent l'événement.
C'est comme ça tous les jours.
Heureusement, elle est à mi-temps.

Au rayon du blog
. Canalblog a lancé son système de tags. De quoi s'amuser pendant des heures.
. Vous avez jusqu'à demain 14h pour m'envoyer vos réponses concernant l'identification des photos ornant ma bannière. Faites-le par mail si vous avez peur qu'on vous pique vos idées...

Tapoté par votre chère et dévouée Stella à 15:38 - 4 gentil(s) commentaire(s) - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tag(s) vaguement en rapport : , , , , ,


05 avril 2008

L'ultime compromission

mug

J'ai commis l'irréparable, le pire, l'atroce.
J'ai achetée une mug [et j'arrête tout de suite le débat sur "mug, féminin ou masculin", parce qu'on peut probablement dire les deux vu que c'est un mot anglais, et j'ai appris ce mot en disant "une mug" donc je n'y peux rien je dirai toujours "une mug"] J'ai achetée une mug donc, exclusivement réservée à mon lieu de travail.
Et pour moi, c'est un peu le pire du pire que l'on puisse faire dans sa vie. Pour d'autres c'est se marier, vous me direz, donc après tout c'est une question de point de vue.

Avoir sa mug. Sa propre mug à soi, dans laquelle on boit son thé pendant sa pause. Mais quelle horreur, mais quelle immonde image, quelle sombre déchéance, encore une fois, vers de bas instincts de propriétaire ! Quelle atroce pas vers la servitude la plus complète, la tasse à soi, avec le thé à soi, pendant sa pause à soi, illusion d'un dernier rempart contre l'aliénation du travail.
Si ça se trouve, je transporterai cette mug de bibliothèque en bibliothèque, elle sera mon objet constant, que je retrouverai avec une sorte de tendresse stupide, peut-être qu'elle s'ébrèchera, peut-être qu'elle brunira aux contacts répétés du thé (non ça ça ne risque pas, je ne fais quasiment pas infuser mon thé), et que je ne l'en aimerai que davantage.

Alors pourquoi ? Qu'est-ce qui m'a pris ? Eh bien il se trouve qu'à l'Aquarium, la cuisine était le centre névralgique, le foyer, avec vue imprenable sur le Jardin et des mugs en veux-tu en voilà dans les placards, des avec des moutons jolis, des colorées belles, bref, le paradis de la pause-thé. En revanche, ici à la bibliothèque Kifouett, la cuisine est aussi conviviale qu'un local poubelle des années 70, et il n'y a pas UNE SEULE tasse qui contienne plus de deux gorgées de liquide. La faute à quoi ? La faute à ce que 1/ presque personne ne prend de pause-café, à part les fumeurs, qui ne font que fumer 2/ ceux qui prennent une pause ont LEUR TASSE A EUX.
Ainsi, malédiction. J'ai le choix entre ne pas prendre de pause. Ce qui, soit dit en passant, ne me poserait pas plus de problème que ça vu qu'à l'Aquarium je n'en prenais quasiment jamais. Mais là, je m'ennuie tellement et j'ai le cerveau tellement vidé que parfois, la pause est la dernière solution contre la folie. J'ai le choix aussi de boire dans des mini-tasses dégueulasses, moches et tristes. Au bout de deux fois j'ai déjà abandonné cette idée. Et voilà comment je me suis trouvée acculée dans cette terrible impasse.

Ma consolation est que cette mug est assortie à une jolie théière ronde et joufflue qui me plaît beaucoup et que j'achèterais peut-être un jour. Comme ça quand je travaillerai à domicile et/ou que je serai millionnaire, tout sera à sa place à la maison.
Conneries, tiens.

Tapoté par votre chère et dévouée Stella à 19:49 - 8 gentil(s) commentaire(s) - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tag(s) vaguement en rapport : ,
« Accueil  1 
Blogueurs NON influents