02 juin 2006
Mind the gap
Londres c'est méga top méga bien méga tout, sauf que ça doit être mieux quand on n'est pas malade et qu'on reste un peu plus longtemps parce qu'on n'a pas d'oraux 20 jours plus tard et qu'on ne met pas 14 heures à faire le trajet retour.
J'y ai vu une petite fille que j'aurais bien voulu kidnapper, elle était toute rose et avait de belles chaussettes rayées, et elle volait. Même sans ailes. Elle était trop forte, c'était un petit angelot sucré et je suis sûre que sa maman est nulle et j'aurais été bien mieux. Je lui aurais donné des bonbons roses et aussi des doughnuts à l'érable (parce que c'est trop bon) et puis des habits jolis, comme un imperméable rouge ou un chapeau de cow-girl.
Mais tant pis.
Les révisions avancent... pas tant que ça. Bon peut-être que ça irait mieux si à la bibliothèque je ne me jetais pas sur internet au lieu de travailler gentiment. [mais bon une addiction est une addiction]
Plus de 4 mois après la rupture (oui, voilà, le mot est enfin lâché), et finalement, seulement deux semaines réellement effectives, avec le côté ' cette fois on n'habite plus ensemble'. Et, à nouveau, l'impression de revivre le moment précis de la séparation, comme s'il se soulignait plus profondément à chaque fois - et ça ce n'est que de mon côté, alors j'imagine du sien.
Et certains jours, quand je suis seule chez moi, j'ai du mal à me faire à l'idée que... je suis seule chez moi. Du mal à me dire qu'il n'y a personne dans la pièce à côté. Et c'est un peu dur, un peu pénible, et en même temps une petite voix sait et me crie que ça me fait du bien, et que j'en ai bien besoin.
Je m'y fais, d'ailleurs, peu à peu.
[Mais quatre ans et demi dans le même appartement, dont trois avec la même personne, forcément ça ne s'envole pas comme ça, sans un battement de cils. En tout cas pas pour moi.]
Je me dis parfois que je comprends pourquoi, par exemple, le copain de ma soeur ne quitte pas sa femme, parce que c'est difficile, que ça demande une énergie folle, de sortir d'un cocon pareil, et que briser les autres de quelques mots, c'est pas ce qu'il y a de plus cool sur terre. Et puis après je trouve ça dégueulasse. Dégueulasse pour ma soeur bien entendu, c'est évident, mais même pour l'autre, à long terme, parce que ça rime à quoi, de choisir de rester avec quelqu'un qu'on ne rendra jamais vraiment heureux ? Quand on le sait, et que l'autre le sait aussi, ou le saura un jour ou l'autre, probablement ?
Bref.
On pourrait croire que j'essaie de me déculpabiliser.
Oh au fond ça doit être un peu ça.
Parce qu'il va se retrouver tout seul dans son nouveau chez-lui ce soir, pour la première fois, et que ça me fait un petit peu peur, et que je ne sais pas si je dois l'appeler ou non, demander si ça va ou non, être là ou non.
[C'était déjà pas facile de quitter un con que je n'avais pas aimé bien longtemps et que j'avais fini par détester - ne pas donner de nouvelles et ne pas en avoir, c'est tout ce que je voulais, et rien ne m'était plus simple - mais là... forcément.]
Hm.
Divagations de blogueuse débile, hm ?
Back to work now, ça vaudra mieux.
23 mai 2006
So, we finally meet
13 jours envolés en un petit battement de cils - comme prévu.
Et j'ai une nouvelle maison.
Plus que quelques cartons à déballer, et des choses à accrocher, et quelques petits meubles manquants, mais dans l'idée, en gros, ça commence à prendre forme. Chez moi.
Je m'habitue au silence au-delà de la fenêtre, jour et nuit, là où j'avais pris l'habitude de la circulation du boulevard parisien avec ses ambulances. Je m'habitue à ne pas avoir le soleil le matin pour me réveiller (mais au moins en été je pourrai dormir tard sans mourir de chaud). Je m'habitue à cet immense immeuble qui n'a tellement rien à voir avec l'ancien, je m'habitue aux ascenseurs qui vont très haut et aux dédales d'escaliers, je m'habitue à la radio dans le hall, à la réception 24h/24, et j'ai hâte de tester la piscine du dernier étage.
J'ai un peu plus de mal avec le vent stupide qui souffle depuis 5 jours et qui ouvre ma fenêtre, sans répit. De même avec les saloperies d'oiseaux de merde qui croient bon chanter dès 5 heures, pile quand j'essaie de m'endormir. Et puis il y a ces voisins-mystère au bout du couloir, qui vivent, porte ouverte, dans un appartement apparemment un peu délabré et très encombré. Et les bruits de pigeons autistes dans la ventilation.
Et il y a aussi vivre seule, pour la première fois depuis la fac, la vraie, en province - et ça c'est sûr ça fait bizarre. La première fois où j'y ai dormi seule, avec le vent, la télé sans antenne, l'absence d'ordi et d'internet, ça m'a fait un petit choc. Mais un doux choc. (Parce que tout est différent d'alors, parce que je l'ai choisi, parce qu'au fond je suis tout sauf seule et que ça change tout, au point de m'apporter une sérénité et une patience à toute épreuve.)
Mais c'est étrange d'avoir deux maisons à la fois. J'ai encore les clés de l'ancienne, pour quelques semaines encore, j'y ai encore des affaires, encore des traces. Et une connexion internet. Aaaaaaaaaaah
Quelques voisins croisés pendant le gros du déménagement m'ont dit au revoir. Et surtout "Bonne chance". C'est très amusant, cette manie, de dire "Bonne chance". Je suppose que dans leur cas je dirais pareil, mais je ne sais pas, ça m'a surprise. J'ai envie de dire, bonne chance à vous.
Et puis hop, depuis 1h30 je suis officiellement et cordialement invitée à passer les oraux de ce joyeux concours. Champagne.
(Dès mon retour de Londres je m'y mets sérieusement, c'est promis.)
Ma copine molle aussi est admissible - je dis ça pour ses fans...
27 avril 2006
Ce qui me manquera, etc
CE QUI ME MANQUERA :
- les plafonds, avec leurs petites moulures
que j'ai observées pendant des heures, la plupart du temps
involontairement, mais qui sont gravées dans ma mémoire, leur forme,
leur petit anneau central
- le séchoir à linge sur poulies, ses cordes qui grincent, son allure bancale
- le hall de l'immeuble
- ma petite cuisine, ses placards par milliers, sa tablette qui se replie
- la pizzeria du bas
- mon pharmacien
- mes bus
- pouvoir regarder, pendant des heures et n'importe quand, le boulevard en bas, les gens, les voitures, les taxis, la boucherie, la poste, le primeur d'en face, le voir fermer son rideau après minuit et parler avec son étrange femme aux cheveux longs et blancs
CE QUI NE ME MANQUERA PAS :
- la télé de mes voisins du dessus
- la circulation du boulevard et la poussière noire qu'elle amène, et les bruits d'ambulance qu'elle trimballe jour et nuit
- l'odeur de cigare qui traîne parfois dans l'ascenseur
- mon chauffage électrique
- mon chauffe-eau qui déconne
- les factures d'éléctricité qui en découlent
- le carrelage de la cuisine qui a l'air sale 2 minutes après avoir été lavé
- les voisin(e)s vieilles et revêches
- les mecs bourrés sur le boulevard, en pleine nuit, qui crient/gueulent/chantent et me réveillent en sursaut
CE QUI NE ME MANQUERA PAS, TOUT EN ME MANQUANT :
- ma salle de bain-placard et ses non-murs à moitié recouverts de carrelages en plastique
- mes W.C. germano-chirurgicaux
- Mme Cracker la gérante de la copropriété, ses tailleurs, ses "Bonjour, mademoiselle." trop polis.
- les manifs qui passent juste en-dessous
- la peinture pseudo-marbrée des murs intérieurs de l'immeuble
- les petits machins qui font bip pour rentrer
(ces listes sont susceptibles d'être modifiées et enrichies)
01 mars 2006
Dress Up In Me
Bon. Ben comment dire, dans moins de deux semaines j'aurai passé mes écrits... Fiou, d'un sens. Et d'un autre sens, pas fiou, vu que je suis complètement à la ramasse pour tout ce qui est révision, m'enfin c'était à prévoir. Les fiches les plannings les surligneurs les journées à la bibliothèque au milieu des autres ça n'a jamais été mon truc.
S'il y avait une justice, je devrais le foirer, ce putain de concours, puisque
le nombre de postes est ridiculement réduit
je n'ai pas assez bossé, en tout cas moins que beaucoup d'autres candidats
je suis une méchante, une mauvaise, je suis le Mal
j'ai même pas envie d'être prof.
Et malgré cela, je ne sais pas, sûrement par rapport à la raison n°3, une part de moi se dit que non, la probabilité que j'aille à l'oral n'est pas nulle. Je ne le mérite sûrement pas mais j'ai mes chances... il faut juste que j'essaie de ne pas les gâcher.
Avant-hier, retour dans mon groupe de latin originel où je n'avais pu aller qu'une fois, à cause de mon boulot. Et dans ce groupe ben y'a plein de gens que je ne côtoie pas tout le temps et c'est rafraîchissant, dont : une lectrice de ma-bibliothèque-adorée-où-je-travaillais-avant, le type à la cape dont j'avais parlé il y a longtemps qui a vraiment l'air d'être un connard, et une jeune fille tout à fait jolie, blonde avec des yeux bleus, avec une petite bouche tellement bien dessinée qu'on dirait une fraise, qui s'est assise à deux chaises de moi et que j'ai pu gentiment admirer. [Voilà à force de dire des trucs comme ça tout le monde s'étonne que je ne sois pas encore à ce jour tombée réellement amoureuse d'une fille, mais j'y peux rien c'est comme ça.] Alors je vais sûrement y retourner, parce que c'est agréable pour passer le temps pendant du latin, et ce même si le prof est un con - mais je commence à désespérer d'en trouver un potable dans cette classe de préparation concours débile.
Ma copine molle est fatiguée, c'est dire s'il m'est difficile de me trouver près d'elle sans avoir envie de danser une petite carmagnole improvisée ou de m'enfiler douze cafés et trois lignes de coke, juste pour compenser.
La fac devient pour moi un lieu presque familier ; ça fait un an et demi maintenant, faut dire. Pour autant, je garde toujours le même émerveillement en entrant dans la cour d'honneur, en voyant la chapelle, en m'asseyant dans un amphi chargé d'histoire et lourd de tout plein de pensées, de soupirs, de regards fatigués, amusés, amoureux... Tout ça je n'arriverai jamais ni à m'y faire vraiment, ni à rentrer dans ces bâtiments sans me dire que ce lieu est quand même super chouette et que c'est un peu le rêve de Joey Potter d'être là, finalement. Mais, à côté de ça, je commence aussi à connaître quelques recoins marrants, comme c'était le cas au lycée, les portes cachées ou interdites qui amènent sur le toit ou dans des lieux complètement mystérieux ou effrayants. Alors j'en profite, puisque si tout va bien j'y passe mes derniers mois.
Tu me demandes comment j'arrive à être capable de gérer ce que tu appelles une "double vie", et je ne le sais pas moi-même, parfois je me dis que je vais finir par devenir un peu schizophrène... et puis, cf mon sous-titre de blog, c'est quelque chose que j'avais en moi quoiqu'il arrive, Stella Lena Clémentine Coccinelle ou Anna, j'ai tout un éventail, l'embarras du choix, mais pour l'instant elles sont toutes attachées, encore, toutes en moi, je leur apprends surtout à ne pas s'entretuer, à essayer de se mélanger, et ça s'arrête là, mon pouvoir ne va pas plus loin.
Enfin ça me permet au moins de ne pas me détester de haut en bas, en long en large et en travers.
17 février 2006
But the world goes 'round
Aujourd'hui j'ai traversé la fac comme un fantôme, à la recherche d'une copie, d'une affichette, et d'un endroit tranquille pour travailler. Les couloirs étaient déserts comme les rues d'un western, il ne manquait plus que le souffle du vent dans les tumbleweeds (ça a un nom en français, mais je ne m'en souviens plus). Sous la lumière jaune des lampes vieilles comme les pierres (ou, bon, d'accord, un tout petit peu moins), tout était à la fois sinistre et étrangement chaleureux.
Retourner à mon ancien lieu de travail est bizarrement toujours aussi ambigu. J'ai toujours aimé cette bibliothèque, et c'est toujours le cas, pas d'amertume, mais maintenant à chaque fois que j'y reviens j'ai ce petit pincement au coeur, parce que c'est pas si souvent que ça m'arrive, de me sentir à ma place. Je me voyais y passer des mois, voire plus, tout collait, je collais, I was fitting in comme on dit là-bas (oui voilà je m'anglophonise mais c'est juste parce que parfois c'est plus parlant). Et lorsque j'y vais j'ai toujours cette envie de passer derrière le bureau de l'accueil et de m'asseoir dans ce petit fauteuil roulant confortable et de gérer ce petit fourbi plein de cartes perdues, de papiers débiles à remplir et de petits formulaires colorés à distribuer. Aujourd'hui pour la première fois j'ai fait la bise à ma responsable [enfin mon ex-responsable du coup]. Et à un ex-collègue aussi. Les rapports de boulot, c'est quelque chose que je n'avais jamais vraiment connu, ou pas assez longtemps. Entre acteurs et tout ça, bien évidemment il n'y a pas de distance polie à respecter, pas de frontière ou de limite à imposer pour ne pas que ça déborde. Parce que ça doit déborder. Je crois que ça me convient mieux. Mais bon... comme dirait ma mère "Tu sais on ne fait pas toujours ce qu'on veut". [C'est ce qu'on verra, mom, c'est ce qu'on verra.]
Et puis il y a eu une autre ex-collègue, mais aussi copine elle en revanche, appelons-la Lil, qui me montre un joli sac plastique jaune qui contient une boîte en plastique, jaune aussi, qu'elle vient d'acheter, et ça la fait rire parce qu'elle se dit que ça ne lui servira à rien, et je ris aussi. Elle me dit qu'elle va aux Halles voir Walk the Line là tout de suite et je lui dis tiens c'est marrant, je vais à la séance d'après. Et puis le soir, à ma séance, je vois, dans la pénombre, la silhouette de Lil qui rentre dans la salle et qui se penche vers des gens pour, semble-t-il, leur demander s'ils n'ont pas trouvé quelque chose... et puis elle repart, apparemment bredouille. Et puis à la fin de mon film, je sors, et par terre, le long du couloir de sortie, je vois un sac jaune par terre, et je me dis C'est stupide ce sac jaune par terre, et puis je m'ajoute à moi-même On dirait le sac de Lil, et je m'arrête, et j'hésite, et je prends le sac et je regarde dedans et dedans il y a une boîte en plastique, jaune aussi.
Paris c'est tout petit, c'est là sa vraie grandeur, et puis parfois on passe de ces soirées joyeuses, malgré quelques regards croisés ou quelques mots suspendus qui vous disent que Non, tout n'est pas comme avant, même si ça en a le goût et le parfum, et que peut-être qu'il ne faudrait pas trop se laisser aller à ces doux moments, et dans le cinéma garder ses mains pour soi, avoir peur de faire du mal, et s'en sentir coupable, implacablement, et apprendre à vivre avec.
10 février 2006
And so it is
Puisque je ne peux pas parler de ce qui m'habite, puisque tout est devenu un peu trop lourd à porter, je me contenterai de parler ici des choses futiles et sans importance. Ou peut-être, tout de même, parfois, de certains aspects de ma vie ; peut-être de la fac qui est chiante et de ma copine qui est molle. Ce genre de choses. Il faudra bien que je trouve un autre endroit pour écrire ce qui m'encombre, quand je pourrai, quand je saurai.
Mais c'est vrai que c'était un peu moche de laisser, comme dernier post, ce graphique tout laid...
Alors quoi dire ? Des nouvelles de Rachel McAdams ? Rachel va être l'hôtesse des Oscars des Sciences et Techniques, le 18 février, ce qui signifie 1/que je pourrai peut-être trouver des photos de cette cérémonie 2/qu'elle sera présente le soir des vrais Oscars, pour un récapitulatif-éclair - mais je suis prête à veiller toute une nuit juste pour ça. Rachel vient aussi de définitivement refuser un rôle dans le prochain James Bond - ça n'aurait pas collé de toutes façons.
Voilà et ma gorge se remet peu à peu de l'épée qu'elle a avalée, j'espère pouvoir parler normalement dans quelques jours... Le temps apaise tout.
05 février 2006
Fortune and glory, kid, fortune and glory.
J'ai dû avaler un sabre
ou une épée
en tout cas quelque chose de tranchant
Quelque chose que j'ai avalé
et le courage me manque
et les meubles sont encombrants
Et tant pis si ce n'est pas à moi
pas à moi de dire ça
c'est juste mon sentiment
J'ai la gorge à vif
et le coeur tordu
comme un poing dans du sang
Je voudrais détester
et être détestée
mais je ne sais pas faire semblant
Quelque chose que j'ai avalé
qui me râpe et me sculpte
et transforme ma gorge en orifice sanglant
Je suis tellement coupable
tranchable à coups d'épée
mais je ne suis pas la seule pourtant
Je cracherai peut-être des flammes
ce soir ou demain
peu importe tout ça maintenant
et tant pis si ça ne fait pas sens
Je ne suis pas fière mais je ne suis pas
moins que rien
La boue je peux y aller mais pas
pour rien
Les mots je peux les accepter mais pas
venus de rien
11 janvier 2006
It's non-stop memories of you.
Ah la vie moderne, rythmée par ses soldes saisonnières.
Comme c'est charmant.
C'est amusant, parce que les soldes d'été et son cortège de diablotins, ça me paraît très proche et très loin à la fois.
Aujourd'hui, j'ai vaguement tenté le coup.
Vaguement.
La
Bouche de l'Enfer grouillait de démons et de démonnes. Les sacs
Mandarina Duck de cette année sont moches, et les machins Petit Bateau
dont j'avais besoin ne sont pas soldés. Dans les magasins de fringues,
il y a trente personnes par cm² et c'est quand même trop. J'ai trouvé
de belles bottes mais y'avait pas ma pointure. J'avais bien repéré deux
trois trucs (genre une jupe et un pantalon) avant les soldes mais j'ai
complètement oublié ce que c'était. Bref, après quelques allers-retours
ça et là dans quelques boutiques, j'ai abandonné. Tant pis.
Qu'est-ce qui a changé depuis ce fameux billet de mes soldes d'été, que je viens bêtement de relire ?
D'abord,
ce n'est plus l'été. Je suis obligé de m'emmitoufler, et j'aime pas
trop ça, m'emmitoufler dehors. Mais sinon je prends froid et je tousse
et je ne peux plus parler et ça, c'est pas drôle. D'ailleurs je ne peux
plus trop fumer parce que sinon je tombe malade, et c'est quand même
con parce que j'ai jamais eu aussi envie de fumer. J'ai acheté ce
fameux portefeuille Mandarina Duck grâce à mon gentil ami Greg qui
avait des réductions, c'est pratique ça les réductions. En fait j'ai
pas pris celui avec la coccinelle. J'ai sûrement été re-draguée par des
chiants dans la rue, mais jamais autant le même jour. L'album d'Aimee
Mann [qui n'était plus en prix vert ce jour-là d'ailleurs, hein, parce que dans mon récit on ne savait pas le fin mot de l'histoire],
eh bien je l'écoute en boucle depuis 3 semaines je crois. Quant à
Benjamin Biolay, je n'ai plus trop écouté ses albums, là, depuis
septembre (faut dire que j'avais un peu abusé pendant l'été), et puis
peut-être qu'il va se séparer de Chiara. Ou pas. Ou peut-être que c'est
déjà fait. On ne sait pas. Tout ça c'est peut-être des bêtises. Ou
c'est peut-être vrai, parce que c'est possible finalement, même si je
n'y ai pas cru sur le moment.
Cet après-midi je suis allée bosser dans mon ex-lieu de travail, donc. Et y'avait un mec, un lecteur quoi, qui, quand je bossais là-bas, me tutoyait, et moi je l'engueulais un peu parce que zut quoi ça se fait pas. Et là il est venu s'asseoir à côté de moi, il m'a demandé ce que je faisais là, je lui ai dit que je bossais plus ici, on a un peu discuté et en fait il est plutôt gentil. Il ne s'est pas moqué de mon ventre qui gargouillait. Et puis après mon ex-collègue Nathalie m'a dit que je leur manquais et c'était gentil de dire ça. Nathalie c'est la plus gentille, c'est elle qui m'avait fait des super-cadeaux le jour de mon départ. Et puis ensuite plus tard avec les autres ex-collègues on a un peu discuté et en fait c'est un peu l'ambiance de merde là-bas maintenant. (En tout cas je vais bien me raccrocher à ça pour arrêter de me dire que j'aimerais tellement y re-travailler).
Il a plu sur moi et mes cheveux sont tout ondulés.
Like a big balloon with nothing for ballast, labeled like a bottle for Alice - drink me or I'll drown in a sea of giants.
















