Coccinelle et Clémentine

... et autres personnalités d'une schizophrénie naissante

30 avril 2009

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Commuters, who have just come off the train, waiting for the bus to go home, Lowell, Mass (@ Library Of Congress)

Je prends le train dans une heure et demie, dernier TGV avant la mi-juin, avant la dernière salve de laïonnades qui me mènera jusque fin juillet.
J'avais commencé un billet lundi, sur le fait que je venais de prendre mon dernier TGV dans ce sens-là avant 6 semaines, alors que je n'avais même pas eu le temps de parler de cette nouvelle période chez les Rhodaniens ; je n'ai même pas eu le temps de le finir.

Comme prévu, avec les beaux jours sont arrivés les rapports, les dossiers, les stages, les autres rapports, les projets, les travaux divers. Comme prévu, alors que je commence tout juste à apprivoiser cette ville et à m'y sentir bien, alors que les journées s'allongent pour m'offrir autre chose que l'impression matin-lever-cours-nuit-coucher, je n'ai même pas le temps d'en profiter. Pas le temps de me balader, hormis mon trajet jusqu'à l'école le matin, que je refais dans l'autre sens les rares fois où j'en ai le courage (l'impression d'escalader un temple aztèque.)

Je n'ai pas pu parler de ce moment où j'ai senti que cette ville arrêtait de me crier "Tu n'es pas chez toi". Je n'ai pas pu parler des lumières du parc le matin, de l'eau turquoise, des cygnes, des oies qui broutent, des poules d'eau ridicules, des écureuils invisibles. Je n'ai pas pu parler de tous ces petits détails particuliers aux Laïonnais, qui parfois m'agacent, parfois m'attendrissent.

Hier, je suis sortie, avec quelques camarades de classe, dans une banlieue paumée, pour voir de la danse. Un spectacle réservé depuis des mois, qui me semblait si lointain alors... C'était hier.

Quand je reviendrai, ce sera l'été.

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