Coccinelle et Clémentine

... et autres personnalités d'une schizophrénie naissante

17 novembre 2008

Les flamants roses s'en vont

Ces choses qui étaient des premières fois, pénibles et déchirantes, sont devenues des deuxièmes fois, moins dures, puis des troisièmes fois, résignées, et deviendront probablement des habitudes.

J'ai cette sensation d'une simili-schizophrénie qui s'installe, avec ma vie là-bas, ma vie ici... D'ailleurs, impossible de dire à quoi correspond "là-bas", et à quoi correspond "ici".

Cette sensation aussi de ne prendre que des trains et des bus, toujours ma valise à la main, traînant son poids, mon sac jaune par-dessus. Il y a là un côté nomade qui n'est pas déplaisant, mais ce sentiment de ne jamais pouvoir s'installer est, mine de rien, assez fatigant.
Etait-ce la fatigue, la raison de ce virus maléfique, qui a probablement muté en s'insérant dans mon organisme affaibli et qui a fait prononcer à mon médecin tout un tas de mots en -ite à la suite, et qui ont transformé miraculeusement mon week-end concert-soirées-sorties en un enchaînement d'heures lamentables ? Je ressors de là informe et dépréciée.

J'ai pris de douloureux kilos lors de mon mois d'inactivité, peut-être déjà déréglée par le régime New-York.
Et ça va être la lutte avec moi-même. Je ne suis pas très douée pour ces trucs-là. Je ne maigris que lorsque j'ai de gros problèmes, ou lorsque je suis nouvellement amoureuse (les deux à la fois constituant le cocktail gagnant). Et là, je ne veux pas me promettre à moi-même quoi que ce soit, car je serais trop déçue et trop déprimée face à mon échec... Peut-être que ce message de blog est déjà trop.
Alors c'est "On verra bien".
Attention, je ne suis pas du genre osseuse ni musclée, et je ne souhaite pas l'être. Mais disons que, les années passant, je deviens cette femme "avec des formes", alors que quelque part au fond de ma tête je suis encore la brindille insouciante qui certes, ne mangeait pas beaucoup, mais qui pouvait s'enfiler un paquet de Mikado au goûter, des tartines de Nutella le matin, des pâtes au fromage le soir, sans se préoccuper de la moindre variation.
Je n'ai pas non plus envie de devenir comme ces femmes tristes qui s'interdisent tout et mangent du jambon dégraissé et des produits lights, avec un yaourt nature comme dessert, pomme dans le sac et bouteille d'eau en permanence à portée de main. Non merci.
Je me dis juste que si je ne fais pas un ou deux efforts maintenant, je risque d'évoluer vers une silhouette dans laquelle je serais tranquille, mais dans laquelle j'aurais du mal à me reconnaître et à m'apprécier...
Déjà, que.

Tapoté par coxetclem à 19:28 - 3 gentil(s) commentaire(s) - Permalien [#]

Commentaires

    Je me suis longtemps dit que cette dictature de l'apparence et toutes ces femmes qui voulaient bien en être victimes étaient ridicules, je ne me sentais pas concernée. Comme toi, j'ai longtemps pu dévorer tout ce que je voulais en gardant ma ligne de brindille. Et je critiquais toutes ces publicités et ces modèles de finesses qu'on nous donnait à voir. Puis j'ai pris 6 kilos. Presque d'un coup, après un déménagement. Et ce qui était pour moi synonyme de superficialité est devenu une préoccupation : perdre du poids. J'en ai pas fait une maladie mais je comprends aujourd'hui que tu puisses en parler ici et je comprends la façon dont tu en parles. Bon courage, pour ta nouvelle vie, pour tes projets, pour tes envies...

    Tapoté par Diane Groseille, 23 novembre 2008 à 13:42
  • Oui, j'imagine que tu comprends ce que je veux dire.
    La différence entre toi et moi, c'est que je n'aurais jamais le courage de me contenter d'une salade de fruits maison pour le déjeuner !!!

    Tapoté par Stella K, 30 novembre 2008 à 21:45
  • Mes déjeuners sont si courts (parfois dix minutes entre deux tas de copies) que je n'ai souvent même pas le temps d'y penser. Par contre, faut voir ce que je m'enfile en rentrant le soir ! Bon courage à toi !

    Tapoté par Diane Groseille, 11 décembre 2008 à 00:00

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